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Un esprit peut-être mauvais sans être anormal

 
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Teavhys
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PostPosted: Fri 18 Mar - 21:30 (2011)    Post subject: Un esprit peut-être mauvais sans être anormal Reply with quote

Un esprit peut-être mauvais sans être anormal.
Acte I : Commençons par la faim.

Prologue

Musique d'ambiance : 


« Qu’est-ce qu’une personne de moins sur la surface de la terre, de toute façon ? »
Ted Bundy

Ce qu'il faisait là, il l'ignorait. Il n'en avait que faire, de la foule qui l'environnait. Il était là, là pour s'amuser. Rien ne pouvait entraver son désire le plus fou, l'apothéose orgasmique, le 7ème ciel. Il serrait adroitement son couteau fétiche dans la main droite, fixant un vieil homme à la barbe si longue qu'elle descendait jusqu'aux genoux de l'ancêtre.
Il ne s'en approchait pas prudemment, que pouvait-il perdre de plus ? Sa virginité, elle avait disparue depuis longtemps. Sa propre mère fut sa première fois. Il était excité, rien que d'y penser. Il en avait des sueurs froides, il allait commettre le crime ultime de sa jeunesse, il allait atteindre sa majorité dans quelques jours.
Ses joues rosées laissaient penser qu'il n'était qu'un pré-adolescent normal, tout comme sa coiffure banale mais attendrissante. Il n'était pas bien grand, juste dans la moyenne. 1m70, 1m80, dans les eaux environnantes. Il portait un vieux gilet mité, et un pantalon dont la noirceur était abominable. Il était mal-chaussé, mais qu'importe - son visage semblait être celui d'un ange.
Il avançait sans grâce parmi la foule en délire, peut-être était-ce une banale fête de quartier. D'un pas lourd et décidé, il poussait légèrement les fêtards, laissant devant lui quelques mètres. Son couperet, sans doute mal aiguisé, était là, dans ses mains. Le jeune homme n'avait pas prit le temps de l'occulter, mais personne n'y prêter attention - les vieux étaient sur des bancs, les vieilles à discuter avec les vieux, les jeunes entre eux, en train de danser avec élégance sur la piste primitive.
Il scrutait de temps-en-temps les Astres, s'arrêtant, à chaque regard. Il voyait sans doute en elles un brin de ressemblance - la solitude infinie, et les sanglots effroyables qu'elles lâchaient dans l'esprit de ce monstre tourmenté par des visions toutes aussi effroyables.

Il n'était plus très loin de son jouet morbide, mais plus il s'en approchait, plus il ralentissait. Il semblait se délecter de quelques chose, peut-être passait-il dans sa tête son plan abominable, visant à détruire des vies en en tuant une. Il souriait, rien que d'y penser. Son esprit abominable, dérangé mais stupéfiant d'ingéniosité, était horrible tant il rivalisait avec ceux des plus grands.
Quand allait-il passer à l'acte ? Lui-même, il ne le savait pas. Il savourait le spectacle, savoir que sa proie allait quitter ce monde dans quelques instants le faisait trépigner d'impatience, il ne tenait plus en place.
Il avança, lentement mais sûrement, vers sa future victime. Allait-il la cueillir, pour en découper la tige froidement ? Non, ce n'était pas son style. Il aimait l'art, tout comme l'art l'aimait : Pour lui, le monde changeait avec le gré de ses envies, car son Monde, il le façonnait - lui seul pouvait choisir qui pouvait vivre, ou mourir. Si il le voulait, il accueillait un mendiant dans ses bras, pour en récolter la vie.
Il était son propre Dieu, ses offrandes étaient celles qu'il créait. Si il pouvait, il aurait arrêter ces atrocités depuis longtemps, mais il ne pouvait lutter : ce n'était pas par pulsion, mais par envie. Il le faisait quand il le voulait, personne ne pouvais l'arrêter.
Ce qu'il était ? Un monstre, un de plus. Mais il se qualifiait lui-même de « monstre inédit », « le seul de son espèce ».
Pour lui, sa série de prédilection était un minimum de trois ou quatre victimes, avec une période de calme, de « refroidissement », entre chaque meurtre. Lui, il était généralement étranger à la victime et les meurtres paraissent dus au hasard, mais il est arrivé qu'il connaissait ses victimes, et, comme toutes les veuves noires connaissent les leurs, il s'en donnait à cœur-joie.
La démence qui l'habitait était celle d'un diable, mais il vivait bien avec elle - il n'était pas fou, il le savait. Pour lui, le meurtre est un hobby comme un autre - certains préfère le sexe, lui, préférait arracher la vie aux autres. Il ne se comportait pas comme un justicier, mais parfois, il tuait des personnes qui voulaient faire du mal aux autres. « Les autres sont mes victimes. Je ne laisserai personne leur faire du mal. Ce sont mes jouets », disait-il.
Il était souvent arrêter, et il subissait sans cesse plusieurs ordalies, mais la chance était avec lui. Il était relâcher. Il pensait qu'un Dieu quelconque l'aimait, et il parlait de façon hautaine que « Peut-être qu'une divinité est avec lui, mais il sait qu'elle lui est soumise ».
Il n’a jamais pu comprendre pourquoi les gens n’acceptaient pas le fait qu’il ait tué parce qu’il voulait tuer.

Tel un meurtrier accompli, il « aimait toucher à tout », disait-il. Il parlait de lui-même comme un être supérieur, un grand penseur.
Il lui arrivait d'éventrer ses victimes "pour voir comment ça marche à l'intérieur ». Alors qu'il croyait que l'Être Divin n'était plus avec lui, il tentait de se racheter en disant à ses bourreaux « J’aurais aimé pouvoir m’arrêter, mais je ne pouvais pas. Je n’avais pas d’autre excitation ou joie dans ma vie ». Pour lui, tuer était une satisfaction personnelle. Il se demandait si il était réellement mauvais, mais il savait que seul les fous parlaient ainsi.
Plusieurs médecins renommés ont appliquer plusieurs tests mentaux et psychiques sur lui, mais tous ont conclu qu'il ne l'était pas. Il faisait, au contraire, semblant de l'être, se faisant passer pour un enfant attardé. Les médecins traitaient tous fermement que le jeune homme était d'une intelligence supérieure à la moyenne, mais ils butaient à la question principale : Sa façon de tuer était plus que primitive, mais pourquoi ?
Ils pensaient qu'il n'était pas une brute, mais peut-être l'était-il.
Non, ils ne le savaient pas, mais non. Il jouait à la brute, mais il ne l'était pas. Il aimait l'être.

Plusieurs études ont démontrer que tout ceci était sans doute de la faute de sa mère, qu'il assassina brutalement à l'âge de 14 ans. Sa mère,fanatiquement religieuse, le convainquit que les femmes étaient « les récipients du pêché » et causaient des maladies. Dans une sorte d’interprétation erronée et tordue, il a littéralement fait des femmes des récipients, utilisant leurs crânes comme bols et d’autres objets du même genre. Son corps a échappé aux maladies sexuelles, mais son esprit a clairement été contaminé, sans pour autant être fou. Il n'était pas non plus bipolaire ou schizophrène, ô non. Il était « normal ».
« Je voulais pour ma mère une mort douce et rapide, comme tout le monde le veut ». Son idée d’une mort douce et rapide est plutôt inhabituelle : après avoir extorquer les yeux de sa mère, il a enfoncé plusieurs petits bâtons de bois dans les orbites vides de son parent maternelle, avant de frapper brutalement ces petits rondins à l'aide d'un marteau, la tuant, dans d'atroces souffrances.

Bref, lui, cet homme monstrueux, s'appelle Thomas Gray. Nom autrefois respecté, tant cette famille était noble. Dorénavant, son blason est plus tristement célèbre.
Thomas repensait à toutes les horreurs qu'il avait commises, et s'approcha de plus en plus de sa victime.
Il n'était plus qu'à quelques pas. Il jetait quelques coups d'œils furtifs à ses côtés, en empoigna le vieil homme par le coup, avant de s'engouffrer dans un bâtiment abandonné.
La malheureuse victime ne savait pas ce qui était en train de se passer, elle tentait bien de crier, mais le meurtrier la bâillonner à l'aide de sa main, armée du couperet.
Il prit avec brutalité le crâne de sa victime, puis la jeta avec férocité sur un mur délabré. Le choc, horrible, fit vomir de gros galets du mur.
« Qu’est-ce que tu ressens, alors que tu sais que tu vas mourir ? Je pense que tu ne devrais pas être malheureux, de tomber sur moi. Avant de laisser partir ton âme, tu devrais prier. Enfin, ça ne servirait à rien, entre nous. Mais je connais plusieurs collègues plus joueurs, qui font passer quelques tests à leurs jouets avec de les tuer. Je ne suis pas ainsi. »
dit Thomas, froidement, avant d'abattre sans aucun répit une grosse caillasse sur la main du vieillard, gémissant comme un porc que l'on égorge. Le meurtrier y prit un malsain plaisir, et il souriait, pendant qu'il coupait un-à-un les doigts de la main gauche de sa victime.
Il n'était pas majeur, pas encore, mais il s'amusait - il semblait revivre.

Ce spectacle, abominable, était d'un grand luxe pour Thomas, il était au premier rang, il était l'acteur principal du théâtre affreux dont il était l'écrivain.
Il sifflotait, tranquillement, alors que son acteur était son martyr.
Plusieurs minutes passèrent, et le vieillard commença à ressembler plus à une parodie difforme d'un homme plus qu'à un véritable homme, tant les membres manquaient.
Thomas en avait marre, il ne voulait plus jouer. Pour symboliser la fin, il égorgea, sans réfléchir, son jouet.

« Je n’ai aucune envie de m’améliorer. Mon seul désir est de changer les gens qui essayent de me changer. Et je crois que la seule manière de changer les gens, c’est de les tuer. Ma devise, c’est ’Vol-les tous, viole-les tous et tue-les tous’ ». Lâcha t-il, avant de s'enfuir, un sourire en coin.


Acte I
Chapitre I
Musique d'ambiance : 


C'était par une douce nuit d'été que le jeune garçon fut pris de démence, spontanément.
Son dévolu s'était jeté sur l'âme la plus proche et la plus faible - sa mère.
Tant d'années de tortures mentales et physiques allaient prendre fin. Les bleus et les ecchymoses allaient disparaitre, il était temps - temps de se venger sur l'abominable tortionnaire qu'il devait appelait "mère".
Sans aucun raison apparente, le garçon se jeta sur sa mère, sans qu'elle ne s'y attende.
Il fracassa violemment son crâne sur le vieux sol, provoquant peu de dégâts. Puis, dans sa sordide démence, l'enfant arracha violemment les yeux de sa mère, sans pitié apparente. Pourquoi était-elle envie ? Sans doute un coup de chance. Il n'était âgé que de 11 ans.
Bien que jeune, le meurtre semblait être une bénédiction pour lui : "Je ne me suis jamais senti aussi heureux. Savoir que vous êtes en train de tuer quelqu'un, ça vous rends heureux", enchérit-il.
Visiblement très inspiré, le jeune Gray glissa une dizaine de bâtonnets dans les orbites désormais vides de sa mère, avant de les marteler furieusement.
La tuant, net, il semblait être triste. Profondément. Non par la mort de sa mère, ce qui semblerait "normal" pour un être humain "normal", mais par la mort rapide de sa mère.
Il voulait absolument une mort lente et douloureuse, en souvenir de son morbide dé-pucelage.
Mais il n'en a pas été ainsi. Dommage, se disait-il. Étant un garçon extraordinairement instruit et intelligent, il savait que sa mère pouvait subir bien pire au-delà sa mort.
Il prit alors sa mère par les pieds, et la traîna dans la salle principale du manoir, et glissa avec difficulté le corps sans vie de sa défunte mère dans le poêle à bois et la regarda se consumer jusqu'à qu'elle ne soit plus qu'un tas d'os blanchis.
Les flammes dévoraient le corps voracement, elles le flétrissaient, ravageaient à toute vitesse a chair et les muscles. D'abord écaillée, la peau devint noire, se carbonisa et finit par se désintégrer rapidement.
Bientôt, les bras, les jambes et le tronc roussiraient jusqu'à n'être que des os blanchis.
Très vite, la tête, dont plus aucun trait ne subsistait, se réduirait à un simple crâne.
Désormais silencieux, hormis un râle monotone qui lui sortait du fond de la gorge, les yeux affolés à la lueur rouge du feu, le petit garçon regarda le corps brûler indéfiniment, après avoir piocher dans le poêle un morceau de chaire carbonisé.

Quelques jours plus tard, le dernier domestique (Les autres ayant étaient renvoyés par la folie de MME Gray) arriva, et fut profondément choqué à la vue de l'abominable spectacle, ressemblant plus à une morbide caricature qu'à la triste réalité. Mais, malheureusement, c'était la réalité.
Bref, le domestique trouva l'enfant assis par terre, devant les cendres du poêle, en train de se balancer d'avant en arrière et de pousser d'inintelligibles petits cris d'animal. Il tenait dans sa main un morceau de chair carbonisé qu'il venait de manger. La chair de la chair mangeait la chair, ironique, n'est-il pas.
Tout le haut de son corps était constellé de plaies suppurantes et recouvert de sang séché.
L'enfant fut placé en hôpital psychiatrique, dans une aile réservée aux enfants turbulents.
Si vous voulez mon avis, ce jeune garçon n'est pas turbulent, il est bien pire.
Il semblait "normal". Il faisait surtout semblant de ne pas connaître l'histoire, en tentant 'amadouer les aliénistes avec son visage angélique.
L'ayant moi-même étudier, je fus surpris de sa superficielle stupidité.
Néanmoins, on ne peut tromper les diagnostiques - tous les autres sont formels : le jeune Thomas Gray est "normal". Il n'est pas fou, au contraire, il fait preuve d'une malignité et d'une intelligence quasi-extraordinaire pour son âge. Cependant, il lui arrive d'être pris de démence, sans aucune raison apparent, comme possédé.
Ses camarades de chambrés étaient souvent les plus victimisés, bien que le jeune garçon ait réussi à planter une fourchette dans la joue d'un infirmier.
Il fut isolé, suite à cet accident.

Mis à l'isolement, il passait ses journées à hurler et à s'écrouler par terre, comme soudain terrassé par une violente agression.
Parfois, il restait tranquillement assis et se racontait des histoires de monstres et de démons. Dès que quelqu'un l'approchait, il s'arrêtait. Il lui arrivait aussi de gémir pendant des heures, en se balançant sur le ciment froid du sol.
Souvent, il était nécessaire de le maîtriser vigoureusement, car il s'en prenait aux autres, enfants comme adultes, sans prévenir, sans raison apparente. Le personnel de l'hôpital finit par le considérer comme un véritable fou dangereux et un meurtrier en puissance. Et lui, il rigolait niaisement. Il était rentrer dans leur jeu, c'était le principal.
En tout cas, les aliénistes et moi-même sommes d'accords : il ne faut pas laisser le patient S239 Thomas Walter Gray en liberté...


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PostPosted: Fri 18 Mar - 21:30 (2011)    Post subject: Publicité

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Teavhys
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PostPosted: Sat 19 Mar - 20:05 (2011)    Post subject: Un esprit peut-être mauvais sans être anormal Reply with quote

Mise à jour, pour question d'esthétisme.

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Teavhys
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Joined: 11 Mar 2011
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PostPosted: Mon 21 Mar - 15:49 (2011)    Post subject: Un esprit peut-être mauvais sans être anormal Reply with quote

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Vanaleth
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PostPosted: Mon 21 Mar - 23:31 (2011)    Post subject: Un esprit peut-être mauvais sans être anormal Reply with quote

Si, moi j'ai bien aimé Very Happy
par contre il est schizophrène, quoi ^^
donc pas "normal", en tout cas pas sain psychiquement parlant.
_________________
Ancien Tueur de l'Ombre
Ancien hôte d'un démon mineur
Membre du Conseil des Sages d'Yggdrasil
Responsable de la ville basse d'Yggdrasil


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Teavhys
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Joined: 11 Mar 2011
Posts: 22
Localisation: Bouches-du-Rhône.

PostPosted: Wed 23 Mar - 15:38 (2011)    Post subject: Un esprit peut-être mauvais sans être anormal Reply with quote

Quote:
par contre il est schizophrène, quoi ^^
donc pas "normal", en tout cas pas sain psychiquement parlant.


Pas tellement, en fait. Disons qu'il subit des bouffées de démences.
En d'autre termes, je préfère bipolaire à schizo'.


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Shootero
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Joined: 21 Feb 2011
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PostPosted: Thu 24 Mar - 22:41 (2011)    Post subject: Un esprit peut-être mauvais sans être anormal Reply with quote

Bipolaire ?! Je suis mort de rire a la lecture de ce terme  Mr. Green

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PostPosted: Today at 00:40 (2019)    Post subject: Un esprit peut-être mauvais sans être anormal

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