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La chronique de Balgorf

 
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Balgorf
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Joined: 01 Mar 2011
Posts: 17
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PostPosted: Sat 5 Mar - 01:44 (2011)    Post subject: La chronique de Balgorf Reply with quote

***
Edit Erathostene : voici un autre très bon RP d'un de nos anciens membres.
A noter que ce RP n'a pas été fait pour postuler au serveur, mais uniquement pour le plaisir.
Pourtant, il y a (presque) tout ce qu'il faut pour faire un bon RP de présentation de personnage : son histoire, sa famille, le contexte qui explique son arrivée dans un nouveau monde.
Enfin, il y a très peu de fautes d'orthographe.
***




Ceci est la toute première partie de l'odyssée de Balgorf, avant qu'il n'arrive sur Keeper. Je tiendrai à jour cette chronique (j'essayerai tout du moins) pour vous raconter l'histoire de Balgorf. Bonne lecture (j'espère que vous aurez autant de plaisir à la lecture de ce texte que le plaisir que j'ai eu à l'écrire.



Prologue 
 





  Dans une cave humide, à la lueur des torches de charbon, un étrange rassemblement se déroule. Quatre hommes parlent d’une voix basse même si personne ne peux les entendre. Tous encapuchonnés, aucun ne connaissant le visage des autres, ils murmurent. La réunion autour de la table est capitale. L’avenir de l’île de Saïgono se joue entre ces quatre hommes avides de pouvoir et de puissance. N’arrivant pas à un consensus satisfaisant pour chacun, les murmures laissent place aux chuchotements énergiques et secs. La situation devient de plus en plus tendue.
Caché derrière la porte , l’oreille contre le trou de la serrure, j’écoutais


  « La mine de Groff est sous la juridiction de la ville, vous ne pouvez pas faire cela. » dit une voix. Son interlocuteur, peu intimidé par le ton directif du premier rétorqua « De quel droit m’interdisez-vous de creuser ? C’est mon droit, mon devoir même. » d’un ton léger et presque insolent. Les autres restaient seulement témoins de l’affrontement des premiers, aucun ne prenant position pour l’un ou pour l’autre. « Vous allez noyer toute l’exploitation en faisant ce forage » Puis il réfléchit un instant et afficha un grand sourire. « Mais c’est exactement ça que vous voulez en fait ! La mine n’étant plus rentable, vous voulez exploiter un autre filon, or personne dans la hiérarchie ne vous en donnera l’autorisation de creuser autre part donc la seule solution pour vous est de détruire l’ancienne mine. Vous êtes malin. » L’homme qui avait fait la proposition n’avait rien dit pendant le raisonnement de l’autre mais il lui confirma qu’il avait vu juste pendant qu’il achevait sa réflexion à haute voix. « Or, si vous faites comme vous le dites, des dizaines de personnes vont mourir noyés dans la mine, c’est pour cela que vous avez besoin de mes services. » L’autre voix reprit : « Je vous propose une part de 5% de ce que la nouvelle mine rapportera pendant les quatre prochaines années  à chacun d’entre vous  si vous appliquez notre plan à la lettre et si toute notre entrevue reste secrète. » Les trois autres acquiescèrent en silence Et alors je compris ce qui s’était passé.



Tous les quatre devaient avoir des rôles importants dans la ville, je pariais intérieurement que le maire, ou un de ses représentants les plus proches était de ceux là. Et j’étais pratiquement sûr que le responsable de la mine y était aussi mais je n’avais aucun moyen de le prouver.
 Groff remplissait les assiettes de la moitié de la région, par le commerce des minerais, on pouvait non seulement faire vivre les mineurs et leurs familles, mais aussi le boulanger qui leur vendait de la le pain et le boucher, sans compter les agriculteurs et les marchands eux-mêmes. Alors certes la mine ne donnait plus autant de pierres précieuses qu’avant mais chacun y retrouvait son compte, avec le charbon mais l’exploitation ne faisait plus de profit. Creuser un nouveau puits prendrait des mois, ce qui signifierai stopper tout les revenus de  l’extraction et reviendrait à affamer toute l’île.



A ce moment ci, je souhaitai qu’un creeper se trouvât dans la pièce pour nous débarrasser de ces ordures qui allaient tuer des dizaines d’innocents et faire souffrir toute la région.



Perdu dans mes pensées, je ne m’aperçu pas que la réunion était terminée et lorsqu’on ouvrit la porte, je me la pris de plein fouet. A terre, un mince filet de sang dégoulinant de mon crâne, un peu assommé, je regardais l’homme qui m’avait pris sur le fait. A sa voix je le reconnus, c’était le meneur et le donneur d’ordre de la réunion, le cerveau de cette histoire, mon frère ainé Gabriel. Je vis sous son capuchon son air catastrophé, et il m’attrapa par le col, me souleva, me plaquant au mur. « Pour toi frérot, c’est mal barré » et il me ficha un coup de poing dans l’abdomen. La violence du coup répercutée dans le mur derrière moi, me fis vomir. On me projeta contre le poteau du milieu de la pièce, ma tête percutant la bois émit un claquement sec, entendant au loin les conspirateurs décider de mon sort, je m’évanouis. Me réveillant sur le port, après un temps indéterminé, je reprenais mes esprits au prix de peinibles efforts de volonté qui me valurent un lancement de migraine atroce. Je poussai un gémissement. Une fois mon sens de l’équilibre retrouvé, je me mis debout et en enfouissant une main dans ma poche de veste, je découvris un mot sur une feuille de papier pliée en deux.


Ne dis rien à personne et peut être que nous renoncerons à te chercher si tu pars. Qu’on ne te revois plus, car sans quoi, tu sais ce qui t’attends.


C’était tout.



C’est ainsi que jamais plus on ne revis Arsen, fils de Tariel et Leila, âgé de neuf ans sur Saïgono. On perdit totalement sa trace avec le bateau qu’il emporta. Certains disent que l’histoire s’arrête ici. D’autres prétendent qu’il n’est jamais parti ou qu’il est mort. D’autres encore qu’il a changé de nom, pour devenir un certain Balgorf ce qui est plus probable. Personnellement, je préfère dire que son aventure débute en cet instant.




Chapitre 1




Balgorf, puisque c’est ainsi qu’il se faisait appeler depuis sa fuite ne fut pas ce qu’on appellera communément quelqu’un de chanceux. Même s’il s’était sans aucun problème emparé du bateau amarré sur le quai, il ne fut guère gâté par le destin.
 
  Après un intense moment où mon dilemme me rendit nauséeux, je m’étais décidé sans trop savoir pourquoi à quitter Saïgono. Ce n’était pas un choix, mais plutôt une intuition, je devais partir. Tout tremblant, pensant à Gabriel, mon frère qui m’avait menacé de mort, je repérais une embarcation au bout du quai. Elle n’était occupée par personne, et, de tous les marins affairés sur le ponton, pas un ne faisait attention à ce petit bateau à voile qui me tendait les bras. Toujours sous le choc, mes genoux n’étaient pas des plus stables, ils avaient tendance à se dérober sous moi et le léger tangage du pont en bois n’arrangeait rien. Bref, je m’écroulais de tout mon long après trois pas maladroits. Un marin à qui j’avais fait un croche-patte en tombant lâcha sa caisse qui s’écrasa au sol et laissa s’éparpiller une vingtaine de pommes qui roulèrent sur le quai. La bonne moitié tombant à l’eau, j’en saisis une au passage et la fourra dans ma veste.



« Stupide gamin, je suis sûr que tu l’as fait exprès. Relève- toi ! » Réceptionnant quelques insultes de l’homme en colère, je m’assis tant bien que mal, adossé à une bitte d’amarrage. Après une bonne minute à m’avoir traité de tous les noms, je vis son expression changer, je ne compris pas instantanément pourquoi. « Tu es pâle, petit. » Constatât-il en se calmant. « Viens manger un bout, je peux pas te laisser comme ça. Tu as pas l’air bien. » Après avoir rassemblé les quelques fruits qui n’étaient pas tombés dans l’eau, il m’emmena dans le navire qu’il déchargeait. Taillé pour la mer, le navire marchand était impressionnant. Je le suivis, tant bien que mal, appuyé sur son épaule, le remerciant.


 A ma grande surprise, nous nous sommes attablés et le marin, prénommé Glenn, loin de me poser des questions, répondis à celles que je ne lui avais pas encore posé. Il venait de loin, Japii était une île comme de nombreuses autres et il s’était engagé auprès de M. Kalland, le marchand propriétaire du navire quand il avait eu quatorze ans. Tout en mangeant goulument le pain de seigle et la tranche de jambon salé qu’il avait posé devant moi, je l’écoutais me parler de lui. Cela m’allait très bien puisque pendant ce temps, il ne me posait pas de question sur ma présence. Il me racontait sa vie de marin. Les jolies journées passées sur l’eau, le vent dans les voiles. Il aimait son métier, le cabotage entre les îles de l’archipel lui plaisait, il avait finit par connaitre du monde dans chaque port et sa venue était synonyme d’une certaine animation due au négoce des produits transportés par M. Kalland. Malgré les difficultés, il avait toujours voulu continuer. Puis il s’interrompit « Tu as l’air plus normal que tout à l’heure, mon garçon. » Un marin passa derrière lui. « Glenn, y a le vieux Kal qui te demande dans sa cabine ! Il a pas l’air content. »


« Bouge pas, je reviens. » Me dit-il. Et il me laissa seul dans la cambuse du navire. Attrapant un morceau de charbon dans le poêle et un morceau de papier déchiré qui avait dû servir à envelopper un gâteau de riz. J’inscris un mot dessus. Merci. Et je signai : Balgorf. Je donnais ça au premier marin que je trouvai sur le pont en lui demandant de le remettre à Glenn. Puis je redescendis du bateau avec une certitude. Je devais m’en aller, tenter ma chance. Glenn m’avait donné l’envie de devenir marin et c’est ce que j’allais faire : accoster sur une île voisine et m’engager comme mousse sur le premier navire marchand que j’estimerai digne de confiance.
 
Balgorf embarqua donc sur l’esquif qui n’avait pas bougé, prêt à partir, il défit les amarres et, sortit du port à la rame. Pour lui, l’avenir n’était pas clément mais au moins, il existait. Ce fut la dernière fois qu’il posa le pied sur Saïgono.
_________________


Pseudo sur Minecraft : Bartvador


Last edited by Balgorf on Sat 12 Mar - 10:52 (2011); edited 1 time in total
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PostPosted: Sat 5 Mar - 01:44 (2011)    Post subject: Publicité

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