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Chroniques de Vanaleth

 
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Vanaleth
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Joined: 07 Feb 2011
Posts: 86
Localisation: Quimper

PostPosted: Sat 5 Mar - 04:24 (2011)    Post subject: Chroniques de Vanaleth Reply with quote

Je veux vous raconter plus en détail l'histoire de mon personnage. Je donnerais sûrement cette épopée par chapitres, et en deux parties.


Première partie: Saga d'Armurn

Chapitre Premier: De la naissance d'un enfant




  Vale se trouvait dans une plaine d'un vert éblouissant, baignée par un soleil jaune et chaud. Un petit lac se trouvait à sa gauche, où s'abreuvaient un troupeau de vaches. Vale s'assit dans l'herbe douce, et contempla les nuages en laissant le soleil imprégner sa peau d'une chaleur douce et confortable.



  Il se retrouva dans son lit, alors que le coq chantait au lever du soleil hivernal. Il se leva, et mis un petit moment à se remettre de son rêve si agréable. L'été était encore loin, et l'hiver s'annonçait rude et maigre pour lui, pauvre paysan. Il regarda sa femme, Jenna, dans le lit, enceinte de neuf lunes, et prête à accoucher d'un jour à l'autre. Elle pensait que c'était une fille, mais il voulait un garçon, pour perpétuer son sang et son nom. Il contempla le dos de sa bien-aimée et sortit pour se soulager. L'air vif le réveilla totalement et il entreprit de préparer le petit déjeuner.



  Un oeuf, du pain et une soupe, voilà à peu de choses près tout ce qu'ils pouvaient s'offrir comme repas. Le mercredi était jour de viande au marché, et une fois par mois, ils s'achetaient un gigot ou de quoi faire un pot-au-feu. Ils vivaient paisiblement, dans leur bicoque tranquillement nichée dans une vallée où la terre était maigre et dure. Une rivière coulait dans le fond de la vallée, les neiges éternelles des montagnes septentrionales lui procurant de leurs sources l'eau suffisante pour irriguer de quoi nourrir une famille.



  Derrière la colline orientale, s'étendait la Grande Forêt. Les cochons et les vaches y vivaient en sérénité, seulement perturbés par quelque chasseur occasionnel. Les highlands de l'Ouest abritaient une communauté de fermiers et d'éleveurs, et encore au-delà, la Grande Plaine servait au royaume du vieux roi Pénarque et à ses serfs. Vale ne savait où se situait la Grande Ville, sinon que c'était quelque part plus à l'Ouest. Vale n'avait pas grand chose à faire en ce jour froid et sec, sinon veiller sur ses grains, couper du bois pour le feu et attendre que le bébé arrive. Il serait bien allé chasser, mais il ne voulait pas laisser Jenna seule dans son état. Son ami Verdi lui avait proposé de venir chez lui pour les derniers jours de la grossesse de sa femme, mais Vale se serait senti comme un profiteur dans la maison de quelqu'un d'autre, même un ami.



  Il s'apprêtait à rentrer lorsqu'il entendit un bruit de bris dans la maison. Il accourut, et trouva Jenna pâle comme la neige, une flaque et un bol cassé à ses pieds.
 -Mon amour, je crois que je viens de perdre les eaux, dit-elle, avec un sourire d'excuse.
Le sang de Vale ne fit qu'un tour. Il prépara quelques sacs en vitesse et ils partirent de leur maison en direction du village où vivait Verdi, et le seul guérisseur qu'ils connaissaient, le vieil Onoo.



  Ils arrivèrent à la tombée de la nuit, et commencèrent à entendre les bruits des monstres qui les suivaient juste quand ils entrèrent dans l'enceinte en bois du village fortifié. Verdi accouru et les mena chez Onoo. Jenna était faible et Vale avait dû quasiment la porter sur la dernière lieue. Le vieux guérisseur était en train de préparer une potion dans un antique chaudron.
-Entrez, entrez, je vous attendais. Regardez, j'avais prévu que l'enfant se présenterait aujourd'hui, j'étais sur le point de finir un relaxant pour ta femme, Vale. Allonge-toi ici, ma fille.



 L'assistant du guérisseur, le jeune Wid, apporta des linges et de l'eau chaude avant d'aller verser la mixture brunâtre à l'odeur d'ail dans un bol et de l'apporter à Jenna.
-Partez maintenant, messires, le vieux sage doit opérer sans personne pour intervenir, dit le jeune enfant, d'environ sept ans, l'air pâle et maladif, mais avec dans les yeux une flamme d'intelligence acérée.



 Vale et Verdi sortirent et ce dernier invita le mari inquiet dans sa maisonnée pour profiter de son hospitalité.
-Tu ne viens nous rendre visite uniquement quand il y a un problème, dit Verdi sur le ton de la plaisanterie.
-Si tu m'accueillais autrement qu'avec la pisse de rat que tu appelles bière, je viendrais plus souvent, plaisanta Vale.
-Je le sais, et tu ne t'occuperais plus de ta femme, c'est pourquoi je garde mes meilleures bières loin de toi et de ton gosier sans fond, s'esclaffa Verdi.
Les deux amis s'assirent à table et Verdi s'appliqua à tromper l'inquiétude de Vale avec ses meilleures bières et un jeu auquel ils jouaient étant petits.



  Les parents de Vale l'avaient abandonné devant la porte du village, et le chef du village, le père de Verdi, avait recueilli le nouveau-né. Mais ayant déjà un enfant, et sa femme étant morte, il confia Vale à un couple de fermiers du village, Jot et Illa. Vale et Verdi, à cause de leur faible écart d'âge et du fait que Unoc, le chef, était resté très attaché à ce bambin qu'il avait sauvé des zombies et des squelettes, devinrent rapidement amis et inséparables. On n'aurait pu trouver deux enfants plus dissemblables. Vale, petit, brun, râblé, taciturne et prompt à la colère, et Verdi, grand, beau, blond, beau parleur et calme en toute circonstance. Cependant, Vale, malgré l'attachement qu'il portait au village et à sa famille d'adoption, réagit très mal quand il apprit qu'il n'était pas le fils de Jot.




  A partir de là, il devint sombre et, si c'était possible, encore plus prompt à s'enflammer pour une parole ou un geste déplacé. Nombre d'incidents furent évités grâce à l'amitié qu'il portait à Verdi, et à la diplomatie de ce dernier. Puis, une famille vint s'installer dans le village, et une maison s'ajouta, à côté de celle de Verdi. Ces nouveaux voisins étaient gentils, simples, et surtout, avaient une fille dont la beauté rendait jalouse les femmes du village. Vale fut le premier à l'apercevoir, car il montait la garde le jour de leur arrivée. La fille marchait devant, et il fut frappé, pensant qu'une elfe venait lui rendre visite. Il resta bouche bée devant sa beauté et ne su que répondre lorsque les parents demandèrent s'il restait de la place pour une famille dans le village.



  Quelque chose rapprocha Jenna et Vale. Peut-être était-ce le fait qu'ils se sentaient tous les deux étrangers au village, ou que les villageois les voyaient d'un mauvais oeil, l'un pour son caractère, l'autre pour sa beauté. Quoi que ce fût, ils se marièrent et lorsqu'ils en eurent assez des commérages incessants sur eux, partirent s'installer plus à l'Est dans la maison qu'ils occupèrent jusqu'à maintenant.
Wid les trouva en train de parler et de rire, mais Vale avait l'air soucieux et forçait son rire.
-C'est un fils, dit le blanc garçon.



 A peine avait-il prononcé ces mots que Vale se précipitait chez Onoo. La jeune mère tenait dans ses bras une boule rose qui criait de tous ses poumons sa soif de vivre. Jenna avait l'air faible mais semblait heureuse de tenir sa progéniture contre son sein. Le bébé trouva le téton et se mit à boire goulûment, comme s'il pensait qu'il n'y aurait jamais assez de lait pour étancher sa soif.
-Les deux sont en bonne santé et le bébé est fort et vigoureux. Il fera un bon fils, affirma Onoo, tout en faisant signe à Wid de nettoyer les linges.



 Vale s'approcha de la femme de sa vie et de son enfant. Il entendit les villageois dehors qui se rassemblaient, ameutés par Verdi qui répandait la bonne nouvelle. Vale prit son fils, qui s'était endormi, repu, et l'emmena dehors. Devant la foule des gens qui l'avaient accepté, apprécié, recueillis, malgré les problèmes qu'il avait causé, il parla.
-Voici mon fils. La chair de ma chair, le sang de mon sang. Je suis fier et heureux de pouvoir le nommer devant vous tous. Voici Armurn, acceptez-le comme vous m'avez accepté, faites-en un des vôtres.
Puis il prononça les paroles rituelles de bénédiction pour doter l'enfant de bonne fortune et pour éloigner le mauvais oeil:



Ô Mère Nature, matrice de toute vie
Accepte ce nouveau-né en ton giron
Éloigne de lui toute affliction ou maladie
Je t'implore, en prononçant son vrai nom


Armurn est cet enfant, le tien et le nôtre
Protège-le de la malchance et du chagrin
Puisse-t-il te servir tel l'épeautre
A semer les graines de vie en ton sein


Je t'implore, en prononçant ton vrai nom
Gaïa, mère des arbres et des animaux
Fais de lui un être respectable et bon
Et éloigne-le à jamais de tous maux.


Fin du premier chapitre.



Chapitre 2: Du mariage et des trouble-fêtes   
    
Vale attendait, tapi dans un buisson. Le cochon sauvage qu'il convoitait ne l'avait pas remarqué, car il s'était mis face au vent. Vale tendit son arc, sa flèche déjà engagée. Il visa, et expira alors qu'il lâchait sa flèche. Le cochon eut à peine le temps de relever son groin du terreau qu'il tombait, l'empennage de la flèche de Vale sortant de son flanc. Le chasseur se releva, sortit sa flèche d'un coup sec, et entrepris de ramener sa proie chez lui.  
La vie au village depuis la naissance d'Armurn était calme et paisible, malgré les rumeurs d'agitation à la cour du roi Pénarque. Le village était trop éloigné du royaume pour être gêné par les histoires de nobles de la ville. Leur vie était simple, mais ils mangeaient à leur faim, la terre étant bonne et les bois foisonnants. Vale arriva devant la porte de l'enceinte, alors qu'il s'était absenté pendant une nuit. Il amena sa proie au charcutier, qui entreprit de la débiter en quartiers dont la moitié revenait au chasseur et à sa famille, et le reste au village. La monnaie n'avait cours ici que pour les marchands, et ces derniers levaient toujours les yeux au ciel lorsqu'ils voyaient les villageois troquer entre eux vivres et marchandises.
 
« L'or est le poison de l'humanité » disait Unoc, et les villageois le savaient bien, car ils voyaient parfois passer les esclavagistes en route pour la ville, qui ne trouvaient jamais ici ni hospitalité ni aide. Les esclaves étaient sales, fatigués, et dans leurs yeux n'avaient aucune once d'espoir de liberté.
 
Vale arriva chez lui, et ne voyant ni sa femme ni son fils, décida que le temps était excellent pour rendre visite à Verdi, qui avait repris la teinturerie de Gette, presque aussi vieux qu'Onoo, et qui ne voyait plus les couleurs assez bien pour pouvoir différencier ses propres teintes. Verdi l'accueillit comme d'habitude avec une chope de bière, une brune, son dernier essai.
-Elle est immonde, comme chacune des soupes que tu tentes de faire appeler bière, dit Vale pour taquiner son ami.
-Si elle est aussi immonde que cela, pourquoi en bois-tu un galon à chaque fois que tu viens de rendre visite?
-C'est pour ne pas t'offenser mon ami, s'esclaffa Vale, savourant ce qu'il savait être la meilleure bière du pays.
-Comment va ton fils?
-Ah, tu le connais, il doit être en train de chercher des ennuis.
 
Malheureusement pour Vale, il avait tort. Les ennuis étaient en train de chercher Armurn, alors âgé de sept ans. Killan et Jillan, les jumeaux du charcutier, persécutaient Wid, pourtant âgé de quatorze années, et de deux ans leur ainé. Le pauvre assistant de l'herboriste ne correspondait pas à leur idée de quelqu'un méritant leur respect. Wid était leur cible préférée lorsqu'il s'agissait de se défouler. Pourtant plus âgé, Wid était frêle et n'avait aucun intérêt dans les bagarres enfantines ce qui l'avait séparé des autres enfants. Armurn tomba sur les jumeaux en train de fouetter Wid avec des baguettes de saule, l'insultant de « face-de-neige » et de « zombie albinos ». Leur victime était prostrée sur le sol, encaissant les coups sans férir, ce qui ne faisait qu'attiser la rage des deux brutes.
 
Le sang d'Armurn ne fit qu'un tour. Il fonça sur les deux agresseurs plus forts que lui. Il jeta son pied dans l'envers du genou de Killan sans prévenir, et frappa Jillan à l'oreille. Killan s'effondra en maudissant son adversaire, et Jillan se retourna pour affronter le jeune impudent. Son poing fusa, mais Armurn était plus rapide que lui. Il esquiva le coup, et riposta, visant l’abdomen tendre de la brute. La douleur fit se recroqueviller Jillan et ce dernier intercepta le genou d’Armurn avec son nez. Jillan s’écroula, du sang sur le visage. Killan essaya bien de faucher les jambes d’Armurn, mais un coup de pied dans le torse lui coupa le souffle.
 
Le jeune sauveur fit signe à Wid qu’il était temps de s’enfuir, et ils coururent se réfugier chez Onoo, qui inspirait une crainte farouche chez les autres enfants du village.
 
-Pourquoi m’as-tu aidé ? demanda Wid
-Mon père m’a dit que tu m’avais aidé autrefois, en faisant en sorte que je vienne au monde
-Je n’ai rien fait, dit piteusement l’assistant herboriste.
-Une vie pour une vie, je te suis redevable jusqu’à ce que je te sauve de la mort, dit sérieusement Armurn.
Wid éclata de rire pour la première fois depuis de nombreuses années. Ce petit est décidément courageux et bien naïf, pensa-t-il, et bon et sincère.
Wid prit par les épaules son jeune nouvel ami, quand Onoo rentra dans sa cahute, suivi par les jumeaux. Armurn se plaça devant Wid, avec une attitude protectrice.
-J’ai entendu dire que les jumeaux étaient tombés en jouant dans la plaine, dit Onoo, avec un sourire en coin qui disait qu’il en savait plus qu’il ne le laissait paraître. Je vais les soigner. Wid, apporte-moi de l’eau s’il te plaît, et Armurn, tu devrais rentrer chez toi.
Wid passa devant les jumeaux plus piteux et honteux qu’en colère, et qui évitaient son regard. Armurn les gratifia d’un regard sévère, ce qui fit pouffer Onoo et descendre la tête déjà bien basse des deux frères.
 
Les deux amis allèrent chercher l’eau pour Onoo, qui les congédia rapidement. Dès lors, suite à cette aventure, les quatre enfants devinrent inséparables, et Armurn, bien que le plus jeune, devint vite leur chef. Les jumeaux laissèrent Wid tranquille, et la correction d’Armurn les assagit, tant et si bien qu’ils corrigèrent eux-mêmes quelques brutes occasionnelles.
 
La bande grandit ensemble, Armurn à leur tête, et ce, jusqu’au seizième anniversaire des jumeaux, qui entraient alors dans l’âge d’homme. Une grande fête fut donnée pour l’occasion, les jumeaux étant rares et considérés comme un cadeau de Gaïa. Durant cette célébration, chacun des frères prit une épouse, comme le souhaitait la tradition, même si rares étaient ceux qui se mariaient le jour de leur intronisation à l’âge adulte. Un double mariage, et deux nouveaux hommes le même jour, voilà qui devait à coup sûr être le prétexte parfait pour Verdi et ses tonneaux de bière. Et ce le fut. Armurn, enchanté pour ses amis, mais impatient que ce soit son tour de devenir un homme, fut le témoin du mariage de Killan, Wid étant celui de l’autre jumeau. Ils chantèrent d’une seule voix l’hymne à Gaïa, repris en chœur par tout le village.
 
Dès que le chant prit fin, les tonneaux furent percés, et la liesse s’empara du hameau et de ses habitants, qui scandaient leur joie de vivre et l’amour que Gaïa leur portait. Wid chaparda une chope de bière pour Armurn, qui devint vite ivre, tout fort qu’il fut. Les chants paillards résonnaient dans la place principale, tandis que les danseurs et les danseuses s’en donnaient à cœur joie. Wid rattrapa la harpe du ménestrel ivre mort, et la soirée continua de plus belle dans un tourbillon de soie, de fanfreluches, de cuir et de chopes de bières. Armurn, tel le vrai fils de son père, refusait les jeunes filles qui lui proposaient de danser, car il n’avait d’yeux que pour Selenja, fille de la couturière et du charpentier. Lorsqu’elle dansait, le temps lui semblait se transformer en mélasse épaisse, comme si l’univers tout entier voulait qu’il la regarde jusqu’à ce que le monde se termine. Chacun de ses mouvements était d’une grâce divine, chaque ondulation de son corps semblait chargé de sens, comme si elle ne bougeait que pour lui. Hypnotisé, Armurn ne vit pas le temps passer, ni sa bière tiédir, ni le groupe d’une demi-douzaine d’hommes armés qui fit interruption au beau milieu de la piste de danse.
 
-Silence, ménestrel ! cria celui qui semblait commander la troupe.
Wid cessa de jouer, et l’ambiance retomba, faisant émerger Armurn dès que Selenja eut arrêté de danser, un air de peur sur le visage. Armurn crispa les poings, son cœur se serra, et il n’eut alors qu’une seule idée en tête, aidé par l’alcool : châtier le responsable qui effrayait l’élue de son cœur.
Il se retourna et regarda fixement le soldat royal qui attendait d’avoir l’attention des villageois.
-Ce village et les terres environnantes sont désormais la propriété du Roi Damon ! Les habitants deviennent ses vassaux, et lui doivent fidélité et obéissance !
-Le roi Damon ? Qu’est-il arrivé au vieux roi Pénarque ? cria Vale au sergent.
-Le roi est mort il y a trois jours, et c’est à son petit-fils Damon qu’a échu le trône. Sa majesté Damon, deuxième du nom, a décidé d’étendre les frontières du royaume en attaquant les barbares du désert au Sud. Pour ce faire, il a besoin de toutes les provisions nécessaires, et par conséquent, réquisitionne ces terres pour son armée.
Un murmure mécontent parcourut l’assemblée. Les soldats du roi mirent la main au pommeau, et leur attitude devint menaçante.
-Tous ceux qui refuseront la souveraineté de son Altesse Royale seront mis à mort et leurs possessions seront brûlées. Des serfs du royaume vont venir ici pour cultiver la terre de façon intensive pour que l’approvisionnement des troupes soit maximal.
Le murmure se transforma en brouhaha.
-Vous n’avez aucun droit sur ces terres. Partez maintenant ou affrontez notre courroux ! Fit Verdi, armé d’un arc. Dites à ce roi de pacotille que s’il souhaite nos terres, il devra nous les prendre de force, dusse-t-il tous nous massacrer ! Nous vivons ici en paix et librement depuis des générations, et nous avons souveraineté sur ces terres. Faites demi-tour ou mourrez !
Des mains des villageois sortirent des armes improvisées, et ils se rapprochèrent des soldats, menaçants, ces derniers attendant l’ordre de leur chef.
 
Le sergent, avec l’air de quelqu’un qui va écraser un cafard inopportun, leva le bras. Sa main fut percée d’une flèche, tiré par Armurn, debout sur la table de banquet. Le sergent couina de douleur, et les villageois fondirent sur les soldats. Les guerriers du roi furent massacrés avant même d’avoir sorti leurs épées, transpercés de fourches, leur crâne éclaté par un gourdin, ou percé de flèches précises. Armurn lança la dernière flèche dans le dos du sergent, qui tentait de s’enfuir.
La fièvre retombée, les villageois commencèrent à réaliser ce qu’ils venaient de faire. Le roi Damon n’allait pas laisser cet affront envers sa personne impuni ! Ils venaient de signer leur arrêt de mort. L’armée du roi allait venir, tout brûler, massacrer tout le monde sans distinction, et des serfs viendraient remplacer le village alors que les corps n’avaient pas encore refroidis.
 
Quelqu’un lança l’idée à la volée, qui fut bientôt reprise par tous. Fuir. Il leur fallait fuir. Mais où ?
Vale proposa de s’en aller vivre dans la forêt, où les soldats du roi n’oseraient jamais s’aventurer. Il connaissait les bois pour y avoir chassé, et il savait leur richesse, mais aussi leurs dangers.  Quelqu’un répliqua que le roi pourrait toujours les pourchasser, forêt ou pas forêt. Une idée germa dans l’esprit d’Armurn, qui prit la parole.
-Nous savons que Damon veut attaquer les barbares du Sud. Donnons-lui une excellente raison pour. Maquillons le village pour qu’il donne l’impression d’avoir été pillé par  le peuple du désert. Je sais que cela sera dur, surtout pour ceux qui ont toujours vécu ici, comme moi, mais si nous brûlions les maisons et que nous nous enfuyions vers la forêt, ça donnera le sentiment d’un raid dans les terres fertiles.
Les villageois n’étaient pas très enthousiastes à cette idée, mais elle était bonne. Damon, si ce qu’ils en avaient entendu était vrai, n’allait pas laisser ce « raid » impuni. Il allait se ruer vers le Sud, bien trop occupé dans sa fureur pour se demander où étaient passés les villageois.
 
Ils s’occupèrent alors de vider leurs maisons avant de les brûler, les hommes des larmes au coin des yeux, les femmes au sol, leurs plaintes déchirantes perçant l’air telles des dagues acérées. Ceux qui voulurent empêcher les autres de brûler leur seul foyer furent mis à l’écart et retenus par les bras forts des paysans. La fumée s’éleva, noire et épaisse, au-dessus du brasier, alors que le jour se levait et que les monstres au-dehors se consumaient en écho à leurs maisons.


Fin du deuxième chapitre

Chapitre 3 : De la fuite et de l’alliance 
  Le village se mit en route, lentement et chacun avec un air de défaite sur le visage. Ils quittaient le seul endroit qu’ils avaient pu appeler « chez eux », il n’y avait aucune place pour la joie dans leurs cœurs.
Le chemin vers la forêt leur pris deux jours, et chaque nuit, ils montaient leurs charrettes en une barricade improvisée, les hommes armés d’arcs veillant qu’aucun creeper ne s’approche trop près d’eux.
Quand ils attinrent enfin la forêt, ce fut plus simple. Les monstres semblaient éviter cette forêt, comme si un esprit bénéfique les éloignait. Ils s’enfoncèrent dans les bois, l’esprit occupé par des contes d’esprits malins et de sauvages hantant les branches. Les premiers étaient purs créations de l’imaginaire collectif, mais les seconds étaient bien réels, finirent-ils par l’apprendre.
 
Des yeux les suivaient depuis qu’ils étaient entrés sur le territoire des Sh’anlaa, des hommes qui avaient fui la civilisation et vivaient depuis des générations dans la canopée des arbres gigantesques qui étaient leurs protecteurs, leurs maisons et leurs dieux. Les yeux se rassemblèrent et continuèrent à suivre le peuple en exode, silencieusement.
 
La forêt oppressait Armurn. Il sentait qu’on l’observait, et cette impression se renforçait au fur et à mesure qu’ils avançaient, tentant de trouver un endroit propice pour s’installer. A chaque fois qu’il regardait derrière lui, il sentait le poids des yeux s’amenuiser, ce qui ne faisait qu’affirmer sa certitude que quelque chose les surveillait. Il avait bien entendu parler de ces histoires de fantômes, d’esprits et de tribu sylvestre. Onoo tout particulièrement, raffolait de ces histoires à dormir debout, et l’avait effrayé plus d’une fois étant enfant en lui contant des histoires de spectres énormes et livides, crachant des boules de feu. Il se sentait l’âme d’un homme, du haut de ses onze ans, et de taille à affronter quiconque sortirait de l’obscurité pour protéger son peuple.
 
Vale regardait son fils se comporter tel un grand guerrier, patrouillant autour du convoi, l’arc prêt dans sa main. Il sourit, et secoua la tête. Ce gaillard deviendrait un guerrier hors du commun, pour ce qu’il savait des guerriers. Il protégerait sa famille et les siens fut-ce au prix de sa propre vie, et s’il échouait, reviendrait les venger. Vale n’était pas comme cela, et il ne savait pas d’où son fils tenait un tel tempérament. Ce qu’il savait, c’est qu’il devait l’éduquer pour qu’il devienne un homme bon, pour que son tempérament ne prenne pas le dessus et le transforme en quelqu’un de mauvais, déchiré par des souvenirs traumatisants. Car il ne faisait aucun doute que Damon, même s’il était tombé dans le panneau, allait revenir et retrouver ceux qui s’étaient enfuis de son autorité.
 
Le convoi s’arrêta, bloqué par un amas de branches épaisses qui continuait jusqu’à la fin de leur champ de vision à gauche et à droite, et qui s’élevait à la hauteur de trois hommes. Verdi, qui guidait les vaches du premier chariot, descendit et alla inspecter ce qui leur empêchait le passage. Cet amas était frais, à en croire les branches. Aucune mousse n’y avait poussé. Quelqu’un avait décidé qu’ils n’iraient pas plus loin. Vale et Armurn arrivèrent à son niveau.
-Quelqu’un est là, et ne veut apparemment pas que l’on continue.
-Ils nous observent depuis que nous sommes entrés dans les bois, dit Armurn, regardant les branches au-dessus d’eux.
-J’ai aussi senti qu’on me regardait fixement. Ils sont nombreux, une vingtaine ou plus. Et silencieux avec ça, dit Vale, soucieux.
-De toute façon nous ne pouvons aller plus loin. Montons le campement et avisons.
 
Aussitôt dit, aussitôt fait. Une fois les feux allumés, et les torches placées, les villageois se rassemblèrent pour manger. Fut-ce l’odeur ou le fait que les villageois se soient installés près de leur barricade, mais une bande d’hommes pénétra dans le camp. Vale et Verdi s’approchèrent d’eux.
 
Les arrivants étaient habillés d’une façon étrange. Sur leurs vêtements de cuir étaient accrochés des branchages, et des écorces cachaient leur visage. L’un d’entre eux, un colosse qui dépassait Verdi de deux têtes, avait des défenses de cochon sauvage sur son couvre-chef. Le géant prit la parole.
-Vous êtes sur notre territoire. Partez ou mourez !
-Nous venons de l’Ouest, des plaines. Nous avons fui le roi qui vit encore plus à l’Ouest et nous avons brûlé notre village en partant. Nous n’avons nulle part d’autre où aller, dit Vale.
-Cette forêt nous appartient depuis des générations et des générations. Le grand-père de mon grand-père y vivait et ne connaissait personne qui n’avait pas vécu depuis toujours dans la forêt. Vous ne pouvez pas aller plus loin, étrangers.
-Nous cherchons seulement un autre endroit où vivre. Nous sommes prêts à traverser la forêt pour nous installer plus loin et ne pas vous déranger, dit Verdi.
-Vous êtes nombreux. Qui nous dit que vous n’allez pas tuer des Sh’anlaa et prendre nos provisions puis vous installer sur nos cadavres ?
-Nous sommes pacifiques. Si vous voulez, nous pouvons vous échanger notre passage contre des marchandises.
-Nous n’avons besoin de rien. Nous voulons juste être laissés en paix. Rebroussez chemin, vous n’avez pas votre place ici.
-Que devons-nous faire pour gagner notre place ici ? Intervint Armurn, s’avançant depuis le convoi.
Le grand homme regarda le jeune et éclata d’un rire tonitruant.
-Quel est cet enfant qui se croit un homme ? Tu ne manques pas de courage, petit, mais il te faudra plus que du courage pour gagner ta place ici.
-Nommez vos épreuves, et je les passerai, dit Armurn, se dressant fièrement.
Cette fois, toute la tribu d’hommes des bois s’esclaffa, et Armurn s’empourpra, empoignant son arc pour punir celui qui osait se moquer de lui. Sa flèche était à peine engagée qu’il se retrouva cerné de lances et de pointes de flèches.
-Laissez mon fils tranquille, bande de brutes sauvages !
Jenna, furieuse, s’approcha du grand gaillard d’homme des bois et le gifla, se dressant du haut de sa petite taille, ce qui ne fit qu’augmenter l’hilarité du géant, et resserrer l’étau des lances et des flèches des sylvestres autour de son fils.
-Par Gaïa, que voilà un peuple farouche ! Si chacune de vos femmes est de cette trempe, je n’ose imaginer le courage de vos hommes ! Qui partage le foyer de cette femme ?
-Jenna est ma femme, et Armurn est mon fils, dit Vale, et si vous touchez à un seul cheveu d’un d’entre eux, vous périrez de mes mains nues.
Bizarrement, les menaces eurent l’effet contraire de ce que les villageois craignaient. Le géant s’approcha de Vale, et posa ses mains sur ses épaules.
-Ta famille est sûrement la famille la plus brave que je n’ai jamais eu l’honneur de rencontrer. Je suis Loon. Ceux que tu vois ici sont ma tribu, ma famille, et je les défendrais avec autant d’ardeur que tu défendrais les tiens. Vous pouvez passer par notre forêt. Nous vous escorterons jusqu’à la limite Est, à plus d’une lune de marche d’ici.
 
Les villageois eurent de la peine à croire à ce que Loon disait. Une lune entière ! Ils n’avaient pas assez de provisions, et même si les chasseurs arrivaient à chasser suffisamment pour tout le monde, ils étaient épuisés. Cela faisait déjà cinq jours qu’ils parcouraient cette forêt, ne s’arrêtant que pour dormir, dans un état de tension éprouvant.
 
-Le voyage serait trop long pour les miens. Nous vous demandons l’autorisation de nous installer ici, avec vous, dit Armurn. Nous sommes épuisés de fuir. Nous avons quelques bons chasseurs, et nous savons cultiver la terre. Les hivers doivent être rudes pour vous, non ? Nous savons comment stocker de la nourriture en abondance qui ne dépend pas des animaux, de leurs migrations et de leurs hibernations. Nous pouvons être utiles.
 
 
-Ce que tu dis est juste, mais vous n’êtes pas préparés pour vivre dans la forêt. Vous êtes faibles, et vous ne pouvez cultiver la terre pour avoir des récoltes suffisantes pour tenir jusqu’au printemps. Vous serez un fardeau pour mon peuple.
-Nous chasserons et vivrons par nous-mêmes jusqu’au printemps, et ensuite nous pourrons vous fournir la nourriture que nous avons promis. Jamais nous ne serons un fardeau, je vous en donne ma parole, dit Verdi. Et le printemps suivant, je pourrais vous faire goûter à un mets des plus fameux, de l’or liquide, qui réchauffe le cœur et l’esprit. Je vous brasserai de la bière, la meilleure que vous n’ayez jamais bue.
 
-Nous connaissons l’alcool, nous ne sommes pas des arriérés candides. Notre faiseur d’alcool fait de l’excellente bière aux marrons. Mais si ta bière est à moitié aussi bonne que tu le prétends, tu devrais la lui faire essayer.
-Donc, nous vous fournissons de la nourriture pour l’hiver en échange d’un terrain où nous installer, et en cadeau nous vous offrons deux tonneaux de la bière de Verdi. Est-ce suffisant ? demanda Vale.
-C’est suffisant.
Les deux hommes se serrèrent l’avant bras, signe de pacte conclu. Les villageois eurent l’air soulagé, même si vivre à proximité des Sh’anlaa semblait rendre nerveux certains d’entre eux.
-Je souhaiterai proposer un gage d’alliance en plus. Un échange, pour que les deux peuples apprennent l’un de l’autre, dit Armurn. Je souhaite venir avec vous, pour apprendre à me déplacer silencieusement, à tirer à l’arc, à manier la lance et le javelot, à connaître les arbres et vos coutumes. En échange, l’un des vôtres viendra et apprendra nos coutumes, nos techniques d’agriculture, et comment préparer de la bière d’orge.
-Mon fils, non ! Tu ne peux pas t’éloigner de moi, dit Jenna. Tu es encore un enfant, mon bébé, mon unique fils.
-Maman, je serais toujours ton fils. Je ne serais pas loin, je viendrai te rendre visite, je te le promets.
-Mon Armurn, dit Jenna, alors qu’une larme coulait sur sa joue, et elle caressa la joue de son fils. Depuis quand parles-tu avec autant de sérieux ?
-Je ne suis un enfant qu’en âge, Mère. J’ai tué un homme, me voilà un guerrier.
 
Et ainsi partit Armurn avec le peuple de la forêt, laissant sa mère éplorée, Selenja et son père, pour apprendre à être un vrai homme des bois. Le nouveau village prit forme, en-dessous de celui du peuple sylvestre.

Fin du troisième chapitre.
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Dreicc
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PostPosted: Thu 17 Mar - 01:45 (2011)    Post subject: Chroniques de Vanaleth Reply with quote

Très sympa dans les psychologies des personnages, la narration, le scénario. Du détails sans ralentissements malgré tout, c'est cool ! continue !  Okay
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PostPosted: Mon 21 Mar - 23:50 (2011)    Post subject: Chroniques de Vanaleth Reply with quote

Chapitre 2 en ligne, chapitre 3 en écriture. N'hésitez pas à me dire que vous détestez ce que j'écris ^^.
(et si vous aimez aussi, hein.)
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PostPosted: Tue 22 Mar - 09:00 (2011)    Post subject: Chroniques de Vanaleth Reply with quote

Et allez, chapitre 3 en ligne, chapitre 4 en écriture, j'en profite tant que je suis inspiré, pour une fois que je suis bien parti pour finir un récit.
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PostPosted: Tue 22 Mar - 22:12 (2011)    Post subject: Chroniques de Vanaleth Reply with quote

Putain, mais c'est tellement bien écris ><
aucune fautes !! J'aime beaucoup Smile.
Et en plus j'apprends des mots Very Happy.
Ses serfs, j'ai capté apres que c'était ses esclaves/Serviteurs non ? Si c'est pas ça j'veux bien une définition Very Happy
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PostPosted: Wed 23 Mar - 16:34 (2011)    Post subject: Chroniques de Vanaleth Reply with quote

Les serfs c'étaient des paysans au Moyen-âge, qui vivaient et cultivaient la terre de leur seigneur et lui donnaient des impôts en nature, en échange de sa protection. Dans mon texte, les villageois sont libres et possèdent leurs terres, en opposition aux serfs de Damon, qui appartiennent à leur seigneur et qui peut vendre leur contrat, avec les terres qui leur sont rattachés.

La différence avec l'esclavage c'est que les serfs "louent" leurs carrés de terre, et sont donc considérés comme des personnes sous contrat avec des droits et des devoirs (comme le droit d'acheter leur contrat et devenir libres, ou le devoir de faire certaines tâches pour leur suzerain pour payer une partie de leurs taxes), contrairement aux esclaves qui sont considérés comme des objets, qui n'ont aucun droit et qui ne peuvent pas acheter eux-mêmes leur liberté (quelqu'un doit les acheter puis les libérer).

Je suis bien content que ça t'ait plu Undead ^^
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PostPosted: Wed 23 Mar - 16:38 (2011)    Post subject: Chroniques de Vanaleth Reply with quote

Waa ! Very Happy.
Merci pour ce petit cours d'histoire sur les serfs Wink ! Very Happy
Je sors donc plus cultivé Razz
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